ANRT: Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications

 

L’ANRT perd patience et donne un délai à Maroc Telecom pour publier une offre de partage d’installations:
Maroc Telecom est sommé de partager ses infrastructures avec ses concurrents Inwi et Meditel… telle est la volonté de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) qui ordonne à l’opérateur historique de publier une offre d’accès à ses installations et de la rendre publique sur son site web avant le 31 décembre 2014, « une offre de gros d’accès à ses installations de génie civil, intégrant toutes les demandes d’amendements et d’améliorations demandées par l’ANRT ».

C’est Fréderic Debord, le patron d’Inwi, qui sera content de cette décision puisque lors du dernier point presse en novembre dernier, à Mohammedia, il avait épinglé Maroc Telecom, affirmant ne pas comprendre son manque de (bonne) volonté quant à ce partage d’infrastructure de génie-civil. « Au lieu que chacun s’amuse à creuser son sillon avec tout ce que cela implique comme investissement humain et matériel pour implanter de la fibre optique, Maroc Telecom pourrait partager avec nous ses infrastructures à un prix raisonnable » avait-il dit. Ces installations de génie civil sont très importantes pour développer des services de lignes fixes et mobiles à très haut débit que ce soit la 3G, ou la (très attendue) 4G.
L’ère et l’heure sont à la concurrence, et le partage d’infrastructures stimule la compétition, particulièrement sur l’internet à très haut débit. Or, cela fait plus d‘un an que les deux autres opérateurs, un peu excédés, dénoncent l’attitude de blocage de Maroc Telecom sur ce chantier. Le premier avis émis par l’ANRT remonte à 2013, et la première réponse de l’opérateur historique était nerveuse, en juin dernier, Abdeslam Ahizoune ayant mis en avant la lourdeur des investissements consentis.
L’ANRT semble donc avoir écouté Inwi et meditel, et elle met la pression. Dans cette décision, le régulateur lance donc un ultimatum à Maroc Telecom. Cette offre de gros accès aux installations de génie-civil comme l’appelle l’ANRT doit intégrer toutes les demandes d’amendements et d’amélioration exigées. Les trois précédentes offres envoyées par Maroc Télécom au régulateur n’étaient pas satisfaisantes et c’est dans ce sens que l’ANRT relance, un peu virilement, l’opérateur.